Une balade au port de plaisance
à Offendorf

Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (150 sur 363)

Le port de plaisance d’Offendorf 

Avec ses airs de Saint Tropez, le plus grand port de plaisance sur le Rhin Supérieur se trouve en Alsace. Osez l’expérience dans ce soin de paradis et louez un bateau pour voguer vers des coins insoupçonnés sur le Rhin.

Escale au bord du Rhin

Détente, calme, évasion : à 30 minutes de Strasbourg, 4 bases nautiques vous proposent une escapade insolite en Alsace. Niché au cœur de la forêt rhénane, entre la digue des hautes eaux et le Rhin, de façon inattendue, le plan d’eau de 40 hectares s’ouvre à vous.

600 anneaux permettent aux plaisanciers de faire une escale plus ou moins longue à Offendorf.

Envie d’une boisson fraîche et d’une activité qui sort de l’ordinaire ? Le Port de plaisance d'Offendorf est le lieu qu’il vous faut ! Au programme : petite promenade le long des pontons et pause détente à la terrasse du port en y admirant les splendides bateaux amarrés.

Le port est accessible directement par le Rhin, en aval des écluses de Gambsheim, ou bien par la route de la Digue puis la route du Port depuis la sortie du village d’Offendorf.

Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=a1PxQ9MHKWE

Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (144 sur 363)
Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (119 sur 363)
Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (167 sur 363)

4 bases nautiques

 

  • Base Nautique Offendorf (BNO)

2 route du Port, 67850 OFFENDORF
Tél. +33(0)3 88 96 74 58

  • Nautic Port

4 route du Port, 67850 OFFENDORF
Tél. +33(0)3 88 96 43 79
plaisance@nautic-port.fr
Facebook 

  • Marina 313 Port ô Rhin

6 route du Port, 67850 OFFENDORF
Tél. +33 (0)6 07 62 76 79 
+49(0)78 53 82 92
+49 (0)170 27 39 593

  • Marina Park Offendorf (les Dauphins) 

8 route du Port, 67850 OFFENDORF
Tél. +49(0)163 277 47 00
Facebook

Chaque base nautique offre divers services et prestations : capitainerie, blocs sanitaires, hangars, réparations, matériel et accessoires de plaisance de grandes marques.

Il est aussi possible de manger au restaurant avec vue sur le port, particulièrement agréable les soirs d’été, et de faire de petites emplettes à la boutique où l’on trouve des produits régionaux d’Alsace et d’épicerie fine.

Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (125 sur 363)

Bateau, sur l’eau, qui navigue, qui navigue…

Amateurs de clapotis ou de sensations, vous réservez votre skippeur pour faire une sortie sur le Rhin décoiffante ! Si vous êtes plutôt balade « tranquille mimile », optez pour la location d’une barque avec moteur électrique (sans permis) et partez à la découverte de coins secrets le long du Rhin, hors du temps, au silence uniquement coupé par le chant des oiseaux.

A deux pas de la Réserve Naturelle Nationale

 

En quelques secondes vous vous retrouvez dans un environnement naturel sauvage et rempli de quiétude. Un héron passe au-dessus de votre tête, puis vous apercevez un milan noir se poser sur la cime d’un arbre et enfin votre regard est capté par des oiseaux d’eau, comme le fuligule milouin.

Vous longez la digue qui contourne les quatre bases et vous êtes émerveillés par cette nature luxuriante aux allures de jungle, typique de la bande rhénane.

Justement de l’autre côté de cette digue, au cœur de la forêt domaniale de 450 hectares, se développe la Réserve Naturelle Nationale de 60 hectares sur un ancien banc de graviers rhénans. Véritable forêt alluviale, elle a retrouvé sa connexion avec le Rhin au début des années 2000.

Zone Natura 2000, cet espace est géré par le Conservatoire des Sites Alsaciens qui propose régulièrement des chantiers nature et des visites guidées animées par les gardes nationaux.

 

P1070964

Offendorf, la cité des mariniers

A 5 minutes du port, le charmant village d’Offendorf conserve la mémoire de sa tradition de navigation fluviale.

 

Véritable curiosité, une péniche est amarrée au milieu du village au quai des Bateliers. Elle n’est pas arrivée par voie d’eau, impossible au vu de la taille du cours d’eau, mais par transport routier.

Le Musée de la Batellerie

Pour avoir été le plus grand village de bateliers de l’Est de la France, la municipalité et le Cercle des anciens mariniers ont créé un musée dans une péniche installée au cœur de la cité. On y évoque l’histoire et les traditions liées à la navigation sur les canaux. Cette péniche-musée présente une importante collection d’objets, de documents et de maquettes retraçant l’histoire, les techniques et le mode de vie de la batellerie.

CABRO 4
Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (104 sur 363)
Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (100 sur 363)
Fleckinger Cyrille OT Rhénan aout 2019 (177 sur 363)

Le Musée de la Batellerie

Période d’ouverture : 

du 1er mai au 30 septembre les samedis, dimanches et jours fériés de 14 h à 19 h.

Adresse du Musée :

15 Quai des Bateliers
F-67850 Offendorf

Contact :

CERCLE AMICAL DES BATELIERS REUNIS D’OFFENDORF(CABRO)
12 route du Rhin
F-67850 Offendorf
Tél : +33 (0)3 88 96 75 14
mail : raymond.friedmann@orange.fr
Youtube

 

Evénements incontournables :

  • Messti des Mariniers en août 
  • Marché de Noël des Bateliers début décembre 

INTERVIEW

 

LA BATELLERIE : RÉCITS D'ENFANTS DU PAYS

 

Prenez le large, l’Office de Tourisme du Pays Rhénan vous emmène à Offendorf ! Une terre de choix pour les bateliers, les pêcheurs, orpailleurs et autres beaux métiers du Rhin que seuls quelques irréductibles perpétuent aujourd’hui.

Pendant tout le 20e siècle, Offendorf a vécu au rythme des départs et des retours des familles de bateliers. Leur activité atteint son apogée en 1960. Elle occupe alors le tiers de la population de cette cité rhénane devenue le plus grand village de mariniers de l’est de la France. Aujourd’hui, à l’heure où la route et le chemin de fer ont eu raison de l’essor de la batellerie, l’activité continue de jouer un rôle important dans la vie de ce village. Nous avons rencontré Denis Hommel, Maire d’Offendorf et Raymond Friedmann, ancien batelier. Ils nous livrent leurs précieux témoignages et nombreux souvenirs.

Messieurs, présentez-nous le musée de la Batellerie svp :

D.H. : Notre péniche-musée est une BELLE HISTOIRE VRAIE ! C’est un musée historique et ethnographique. Il met l’accent sur la technique, sur l’économie, sur la famille, sur le côté festif et tous leurs usages et habitudes qui se sont créés progressivement avec des croyances, et qui sont un mélange de traditions trouvées dans beaucoup d’autres ports. Ce qui apporte la vie à ce musée, c’est que les anciens bateliers qui sont aussi les guides-animateurs, font partie de la muséographie, c’est un élément très important ici dont nous sommes très fiers.

R.F. : C’est vrai, nous sommes une pièce de musée. On adore partager nos anecdotes avec les visiteurs, ou les groupes qui viennent. Ce qui nous tient à cœur c’est de bien faire connaitre notre métier.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer un musée sur la batellerie à Offendorf ?

D.H. : Alors pourquoi à Offendorf ? Parce que la batellerie a pris une dimension extrêmement importante au cours du 20e siècle. Et pourquoi créer une péniche-musée ? Parce qu’essentiellement à ce moment-là, on avait une population de bateliers qui a vécu la crise de la deuxième moitié du 20e siècle. Ils avaient perdu leurs bateaux qui étaient partis au « déchirage », car il fallait réduire la flotte, le canal n’était plus à la mode, et donc ils rentraient massivement à Offendorf. Il s’agissait de jeunes retraités, pour beaucoup d’entre eux, ils étaient de la 3ème génération de bateliers, nés sur les bateaux. Pour eux ce n’était pas un drame social, car ils ont tous retrouvé du travail, ils avaient de bonnes qualifications et c’était les bonnes années. Mais c’était un drame humain parce que leur vie avait complètement changé. Et moi, j’ai voulu saisir cette mémoire vive et créer ce musée. Il nous a fallu presque 10 ans, de 1989 à 2000 pour créer le musée. C’était un long travail qui a été mené avec des historiens et surtout des ethnographes.

À une certaine époque, Offendorf était le plus grand village de bateliers de l’est de la France, racontez-nous.

D.H. : À Offendorf, la batellerie avait quelques conséquences très typiques. Par exemple à l’école, sur une classe parmi les 30 élèves, 10 étaient enfants de bateliers. À la rentrée, je me souviens quand j’étais enfant, j’étais toujours assis à côté d’un batelier car il avait des histoires extraordinaires à raconter ! Mon voisin, pendant les deux premiers jours, ne me parlait que de ses voyages de l’été, il avait été partout, et moi, j’avais été nulle part … Nous, les « terriens », on allait se promener au bord du Rhin, on allait avec les parents faire une petite excursion en voiture, on ne partait pas en vacances à l’époque. Et les bateliers, eux, vous parlaient de la Seine à Paris, des grands cinémas parisiens où ils allaient quand ils étaient arrêtés dans le port de Paris. C’était extraordinaire, un livre d’images…

R.F. : Il y avait d’autres traditions, qui existent d’ailleurs encore aujourd’hui. On déposait par exemple des objets de batellerie dans les jardins. Les mâts, les macarons, les ancres, la marquise. Et donc si vous vous promenez dans les rues d’Offendorf, ne vous étonnez pas de retrouver des hélices et autres objets de batellerie dans les jardins !

D.H. : Dans la mémoire collective à Offendorf, il y a aussi les allées et venues des bateliers, qui rentraient à des moments bien précis de l’année. Ils rentraient pour la Toussaint par exemple. Ils étaient nombreux à venir, il s’agissait d’une Toussaint festive à cette époque ! Ils revenaient pour Noël et Nouvel an.

R.F. : Et aussi pour le messti (fête foraine), ça c’était sacré ! Ça commençait le vendredi et ça se terminait très souvent le lundi. C’était un weekend très festif !

D.H. : Mais il y avait aussi un côté plus triste, car c’était à ce moment-là que les mariniers déposaient leurs enfants. Le drame de la vie de famille du batelier, c’est les enfants, enfin la scolarisation des enfants !

R.F. : De la naissance jusqu’à 6 ans ½ on les a continuellement avec nous, puis ensuite on les laisse à la famille, oncles, tantes, grands-parents ou alors c’est l’internat. C’est difficile de s’en séparer …

Combien de bateliers exercent encore à Offendorf ?

R.F. : Aujourd’hui il en reste encore 5 !

Monsieur Friedmann, vous avez exercé le métier de marinier, qu’on appelle aussi batelier. Pouvez-vous nous présenter votre métier en quelques mots ?

R.F. : Le métier de marinier consiste, tout comme un chauffeur routier, à transporter des marchandises, mais sur l’eau, via les voies de navigation à l’intérieur de terres (fleuves, rivières etc.) et avec une péniche et non un camion. Le batelier est avant tout un artisan, à son compte. Certains travaillent pour des sociétés de mariniers, mais la plupart sont des artisans.

Maintenant que vous êtes à la retraite, j’imagine qu’il a fallu s’habituer à vivre sur la terre ferme, avez-vous gardé certaines habitudes d’« à bord » ?

R.F. : Moi je dis toujours, on est comme Obélix, Obélix est tombé dans la potion magique quand il était petit et nous on est tombé dans l’eau ! On reste des gens « à part », c’est une aventure notre vie de batelier ! Nous, au départ d’Offendorf, quand on veut rejoindre Strasbourg on dit : « on monte sur Strasbourg » alors que le « terrien », lui, se fie aux points cardinaux donc il « descend » sur Strasbourg qui est au sud d’Offendorf. Quand on traverse un pont, on s’arrête toujours au milieu et on regarde l’eau, l’activité sur l’eau, plus rien d’autre ne nous intéresse. Et tout ça ce sont des « choses » qu’on fait sans s’en apercevoir !

D.H. : Des anciens bateliers partent au-moins 3 fois par semaine au bord du Rhin et s’installent sur les bancs… On me rapporte parfois, que pendant des heures et des heures, ils ne font que voyager, ils sont au bord du Rhin, mais en fait dans leur tête, ils sont à Amsterdam, à Rotterdam, à Paris etc.

Monsieur Friedmann, vous et votre épouse aviez passé quasiment toute votre vie à bord de votre bateau le LU-NI, aujourd’hui regrettez-vous quelque chose ?

R.F. : Bien au contraire. Effectivement, des fois c’est difficile, il ne faut pas croire que c’est les vacances tous les jours. Mais naviguer, c’est voir tous les jours un nouveau décor.

On ne s’endormait jamais au même endroit, tous les soirs on avait une autre vue ! Et même si on passait souvent au même endroit, ce n’était jamais pareil ! Le décor changeait avec les gens, au fil des saisons, avec la luminosité… Il y a certaines habitudes que j’appréciais, que je n’ai pas retrouvées à terre. Par exemple, on se rencontrait avec un autre bateau, et un match de football était diffusé le soir à la TV, alors on s’arrêtait, on jetait l’ancre, on restait ensemble, on passait le temps du match ensemble, on buvait une canette de bière et à 11 heures du soir, on se remettait en route pour rejoindre notre destination.

Le mot de la fin ?

D.H. : Notre histoire, la vie des bateliers vous intéresse ? Alors retrouvez-nous dans « La saga des bateliers d’Offendorf ». Une histoire pittoresque d’une famille de bateliers alsaciens qui a passé sa vie entière sur les canaux et les fleuves d’Europe, en transportant du « vrac », charbon, potasse ou denrées alimentaires. Au fil des souvenirs, plus d’un siècle de batellerie entre Rhin, Moselle et Meuse nous est conté.

R.F. : Les Bateliers d’Offendorf, éternels amoureux des cours d’eau, sont aujourd’hui plus que jamais déterminés à faire revivre l’art de la batellerie et à faire découvrir au plus grand nombre l’histoire des Mariniers d’Offendorf. On vous donne rendez-vous au musée de la batellerie tous les samedis, dimanches et jours fériés de mai à septembre et toute l’année sur réservation.